S'ENGAGER POUR LA FORÊT

S'ENGAGER POUR LA FORÊT

Indispensables à la santé de la planète et à la survie des générations futures, les forêts sont pourtant en grand danger. Comment les sauver ? Quelles sont les marques qui s’engagent ? État des lieux, à lire d'urgence.

Notre planète telle que nous la connaissons et l’habitons ne serait plus la même sans ses arbres. À eux seuls, ils recouvrent plus de 30 % de la surface totale des terres émergées du globe. Et, en France métropolitaine, on estime que les forêts hébergent plus de 10 000 espèces d'être vivants dont 60 % d'animaux (30 % des araignées et plus de la moitié des espèces d'amphibiens, de reptiles, des mammifères, d'insectes et de gastéropodes).

Surtout, les forêts produisent un matériau écologique, local et durable : le bois. Une fois coupés, les arbres continuent de jouer leur rôle. Ils peuvent être substitués à des matériaux plus énergivores, réduisant les émissions de gaz à effet de serre dans d'autres secteurs. Dans la construction notamment, la mise en œuvre du bois génère deux fois moins de CO2 que le béton, dix fois moins que le ciment, et vingt fois moins que l'acier ! Sans compter que les forêts, avec notamment le développement de la sylvothérapie, pratique issue de la nathuropatie qui compte sur les arbres pour "recharger" nos batteries, reste au coeur de nos pratiques.

Les labels qui protègent la forêt

Dans l'industrie de la cosmétique, c'est majoritairement sous cette forme que le bois est utilisé. Lorsque l'on achète un pot de crème ou un tube de dentifrice, il est presque automatiquement vendu dans un emballage cartonné. Et il n'est pas rare d'y trouver un petit label imprimé, tels que FSC (Forest Stewardship Council) ou encore PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) reconnaissables à leurs logos arborés. Paul-Emmanuel Huet, responsable de PEFC France, nous explique : « Choisir un produit labellisé, c'est la garantie que le bois utilisé pour fabriquer ce produit est issu de sources responsables. Chez PEFC par exemple, cela veut dire une forêt dont la biodiversité est protégée, où la santé et la sécurité de celles et ceux qui y travaillent est assurée, dont l'exploitation est raisonnée, respectueuse et pérenne dans un équilibre qui amène un véritable développement durable. »

Mais la certification ne s'arrête pas là puisque pour que le label soit imprimé sur le produit final (un packaging par exemple), toutes les entreprises – de l'exploitant de la forêt à celle chargée de mettre en forme de l'emballage, en passant par l'usine qui produit la pâte à papier – doivent, elles aussi être labellisées PEFC, et répondre à une charte précise.

Au-delà des labels, les maisons de cosmétiques s'engagent, elles aussi, dans cette volonté de préservation des ressources qu'elles emploient.

[...] Il existe toutefois un autre cas de figure : lorsqu'un actif utilisé par une marque est sourcé dans une zone forestière précise, ou encore issu d'une essence distincte. C'est le cas de La Chênaie, marque française dont l'univers gravite essentiellement autour d'un arbre bien connu dans nos contrées : le chêne. Tout d'abord, aucun arbre n'est abattu pour la production des cosmétiques de la marque, puisque les extraits sont issus de chutes d'écorce et de bois récupérés. Une approche écoresponsable qui mérite d'être saluée. D'autant plus que La Chênaie appartient au groupe nivernais Charlois, et participe donc au financement des Fonds Charlois pour l'Art et la Forêt. Ces derniers ont lancé en France, en 2019, une vaste opération de plantation d'arbres (en moyenne 40 000 par an), établie sur près de dix ans et réparti sur près de 140 hectares.

Crédits photos : Spencer Backman / Unsplash

Retrouvez l'article de GALA ici


Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être affichés.